La fabrication de la bière est très consommatrice d'eau, de céréales et d'énergie. Au niveau de l'écologie, le problème se situe à tous les niveaux. On commence par la matière première de base, les céréales. L'orge est issue de l’agriculture classique, dans laquelle l'usage des engrais et pesticides est courant. L'orge est livrée aux malteries, consommatrices d'eau.
Au niveau des brasseries, ça ne s'arrange pas puisque la bière est essentiellement composée d'eau. Cette eau est utilisée non seulement pour brasser la bière, mais aussi pour nettoyer les cuves. On considère que pour faire un litre de bière, il faut consommer entre 5 et 7 litres d'eau. L’industrie brassicole a toutefois mis en oeuvre une chasse au gaspi, en optimisant le processus de fabrication. La consommation d'eau a été divisée par deux en dix ans : retraitement de l'eau pour les grosses brasseries industrielles.
Les brasseries Kronenbourg ont par exemple intégré une station d’épuration à leur site de production. Celle-ci a permis d'une part d'économiser de l'eau, mais également produit du méthane, récupéré pour les besoins énergétiques de l'entreprise et en couvre près de 7 %.
A la fin du processus, la drêche (résidu de l'orge) est filtré, puis séché. Ces déchets organiques sont rachetés par les agriculteurs qui s'en servent pour nourrir leur bétail.
Source :
Libération
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