La loi Evin doit se moderniser
Ajouté le 27/10/2008 - Auteur : TLB
Heineken avait été condamné le 13 février dernier pour avoir mis en place une campagne publicitaire sur son site Heineken.fr. Cette campagne avait été jugée contraire à la loi Evin datant de 1991. En effet, il est possible de faire de la publicité pour l'alcool que sur certains médias comme la presse écrite, la télévision ou la radio. Internet n'était pas aussi développé à l'époque de cette loi qu'aujourd'hui, mais avec la généralisation de son usage, certains sénateurs avaient déposé une proposition de loi visant à autoriser la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur la Toile.
Ces Sénateurs estimaient que "L’interdiction de toute forme de publicité pour les boissons alcoolisées sur Internet reviendrait à imposer la fermeture de tous les sites qui évoquent un cépage, une appellation, voire un territoire" .
Roselyne Bachelot, ministre de la santé, a accordé une interview au Figaro dans laquelle elle a déclaré qu'lle ne s'opposerait pas à un amendement parlementaire qui actualise la loi Evin, toutefois en précisant qu'il fallait mettre des garde-fous pour les sites destinés à la jenesse.
Roselyne Bachelot explique que "la loi Evin que j'ai votée n'a pas pris en compte Internet, car ce média n'était, à l'époque, pas aussi développé qu'aujourd'hui". Elle a ajouté que "Les producteurs français s'inquiètent de la grande incertitude juridique qui entoure la vente d'alcool en ligne. Dans le même temps, les sites de vente à l'étranger, eux, prospèrent sans obstacles".
La publicité sur l'alcool devra faire toutefois respecter certaines règles. La publicité intrusive sur l'alcool doit être totalement exclue, par exemple les fenêtres pop-up, pop-under, et bien entendu les spams. Par ailleurs, les publicités pour l'alcool devront être assorties de messages sanitaires "parfaitement visibles et adaptés à Internet". Les sites dédiés à la jeunesse, au sport et aux activités physiques seront exclus de la nouvelle loi. Des dispositions de contrôle parentales devront enfin être prévues.
Claude Evin, ancien ministre socialiste à l'origine du texte de loi, s'est dit globalement d'accord avec Roselyne Bachelot. "On ne va pas interdire toute publicité sur Internet parce que la Toile est mondiale et que ce serait absurde".
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