Vous êtes ici >> Accueil/Les brèves
Résultats par page : 5 | 10 | 20 | 50
Aller à la page « | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 | 38 | 39 | 40 | 41 | »

Les brèves

Alsace : Lancement de la bière de Noël

Ajouté le 17/11/2004 - Auteur : TLB
La tradition perdure, même si elle se modifie : les brassins des bières de Noël, initialement composés à l'intention d'un cercle réduit, principalement les salariés des brasseries, sont proposés au public depuis une vingtaine d'années.

Michel Haag, président du syndicat des brasseurs d'Alsace, a rappelé cette tradition lors du lancement officiel de ce produit, lundi dans le cadre historique de la cave des hospices civils.

« Une manière de montrer que bière et vin peuvent faire bon ménage en ce lieu », s'est réjoui Michel Haag à l'occasion du lancement de la campagne 2004, en association avec les cafetiers d'Alsace, présidés par Bernard Rotmann, qui proposent ces spécialités à la pression à partir de la mi-novembre.

Les bières de Noël, concoctées par les six brasseurs d'Alsace, sont très typées, rappelant les goûts et parfums d'épices et d'agrumes des fêtes de fin d'année.

- Commentaires -
1 commentaire - Voir | Rédiger

Recul des ventes de bières en Suisse

Ajouté le 17/11/2004 - Auteur : TLB
ZURICH - Les ventes de bières en Suisse ont retrouvé leur tendance à la baisse au cours de l'année brassicole 2003/04, achevée fin septembre. Après la progression exceptionnelle due à la canicule de l'été 2003, les volumes écoulés ont reculé de 0,4 % à 57,5 litres.

Résultat, la consommation par habitant a régressé de sept décilitres pour se monter à 57,5 litres, a indiqué mardi la Société suisse des brasseurs (SSB) dans un communiqué. Ce niveau, supérieur aux chiffres obtenus en 2001/02 (56,6 litres par tête) et en 2000/01 (57,4 litres) est qualifié de "satisfaisant".

Les producteurs suisses, emmenés par l'argovien Feldschlösschen (détenus par le danois Carlsberg), continuent à faire face à la forte concurrence des bières étrangères. Le volume brassé dans le pays a reculé de 1,8 % à 3,582 millions d'hectolitres (hl), tandis que les quantités importées ont bondi de 6,9 % à 698 540 hl.

La part de marché des brasseurs locaux diminue par conséquent de 1,1 point à 83,7 % alors que celle des étrangers progresse d'autant à 16,3 %. Quant aux exportations de bières faites Suisse, elles ont chuté de 10,8 % à 22 405 hectolitres. Ce niveau demeure des plus marginaux, puisqu'il ne représente même pas 1 % du total (très précisément 0,62 %).

- Commentaires -

Belgique : 2005, année de la bière

Ajouté le 17/11/2004 - Auteur : TLB
Les responsables touristiques de la Belgique, qui brasse plus de 500 variétés de bière, ont décidé d'en faire le thème de l'année 2005 : ce sera l'occasion de découvrir un certain nombre de promenades et circuits avec la bière et sa culture comme trame de fond.


« Les touristes étrangers avaient manifesté un vif intérêt pour nos produits du terroir en 2001, alors que nous avions axé notre promotion touristique sur le thème des saveurs: c'est ce qui nous a incités à dédier l'année 2005 à la bière, qui est notre produit du terroir par excellence », explique Nadine Droulans, directrice de l'Office de promotion du tourisme Wallonie-Bruxelles (OPTWB).

Pour l'occasion, on lancera une brochure intitulée Bières 2005, chemins de saveurs qui répertoriera 23 Routes de la bière, dont la longueur varie d'un kilomètre (une tournée à pied de brasseries bruxelloises) à 110 kilomètres. L'objectif étant de faire découvrir le patrimoine et les principaux sites touristiques du pays, tout en visitant ses nombreuses brasseries artisanales. Les restaurants qui utilisent la bière dans leurs recettes seront également mis en évidence.

On dénombre quelque 120 brasseries artisanales en Belgique. Elles étaient beaucoup plus nombreuses avant la Seconde Guerre mondiale: 3000 environ, qui brassaient jusqu'à 60 000 sortes de bières différentes. Mais pendant le conflit, les Allemands ont réquisitionné la majorité des cuves pour récupérer le cuivre. Et juste après la libération sont apparues les bières à basse fermentation, mieux connues sous la dénomination de « pils » (d'après la ville de Pilsen, en République tchèque), qui ont connu un succès fulgurant.


500 bières

Pour les produire, les brasseurs ont dû se doter de nouveaux équipements coûteux, ce qui a amené bon nombre d'entre eux à déclarer forfait. « Les artisans qui sont restés dans la course produisent aujourd'hui 500 sortes de bières différentes, dit Christian Deglas, président de l'Association des journalistes brassicoles de Belgique. Certains vous diront qu'on en dénombre plus de 1000, mais le supplément est constitué de " bières à façon ", qui sont brassées sur commande d'après des recettes particulières, et de " bières d'étiquettes " qui sont des bières déjà en circulation sur lesquelles on appose des étiquettes pour un événement spécial, par exemple. »

Cet éventail de bières originales, brassées parallèlement aux marques de grande diffusion commercialisée par Interbrew, qui sont Stella Artois et Jupiler, est réparti en trois catégories. La première étant constituée par les bières à fermentation spontanée, dont les plus connues sont les lambics et les gueuzes. Elles ne peuvent être produites que dans une certaine partie de Bruxelles, parce que leur fermentation est activée, non pas par une levure, mais par une bactérie qu'on ne retrouve que dans les eaux de la Senne, la rivière souterraine qui traverse la capitale belge.

Les deux autres catégories sont les bières à basse fermentation (ou pils), produites par des levures qui n'agissent qu'à basse température, et celles dites « à haute fermentation », qui réagissent à des levures actives lorsque la température dépasse les 20 degrés centigrades.

Ce sont ces bières à haute fermentation qui sont les plus connues à l'étranger. Dans cette catégorie, on retrouve notamment les « trappistes » qui doivent impérativement être brassées par les moines d'une abbaye pour mériter l'appellation. Il n'en reste plus que six, dont trois en pays francophone: Rochefort, Orval et Chimay. Suivent les bières dites « d'abbaye », comme la Leffe ou la Maredsous, qui sont fabriquées à l'extérieur des monastères, mais en suivant d'anciennes recettes des moines. Vient enfin la cohorte des nombreuses bières artisanales étroitement liées à une région donnée (parmi lesquelles, les fameuses « blanches » si prisées ici).

« L'année de la bière » sera marquée par une série d'événements spéciaux entre février et octobre 2005. Au calendrier, qui figurera dans le guide Chemins de saveurs publié par l'OPTWB, on relèvera plusieurs festivals locaux (à Ciney, près de Namur, du 9 au 11 avril, à l'abbaye de Villers-la-Ville, près de Bruxelles, le 5 juin, à Beauchevain, du 5 au 7 août, sur la Grand-Place de Bruxelles, les 3 et 4 septembre, à Durbuy, et à Maredsous, le 25 septembre...) et plusieurs dizaines d'activités étalées sur neuf mois dans tous les coins du pays.

- Commentaires -

Insolite-La bière qui se boit comme du petit lait...

Ajouté le 13/11/2004 - Auteur : ami

"Je lui trouve un petit gout de lait."
Normal,il y en a.C'est une premiere.Dans sa ferme Plélan-le-Grand,en Ille et Vilaine,Marcel Besnard distille du lait écrémé.Il a créé Lactwel,une bière légèrement alcoolisée.
Ah!la vache,c'est etonnant.

"C'est une production artisanale.J'en vends le samedi matin sur un marché de Rennes et à des amis.Je ne peux pas me lancer dans une grosse entreprise.Ce que j'aimerais,c'est qu"un industriel s'interesse a mon projet."

http://www.lactwel.com/

Brasserie de Brocéliande

5 commentaires - Voir | Rédiger

Pontoise - Foire Saint-Martin, l'occasion de goûter la Bierataise !

Ajouté le 09/11/2004 - Auteur : TLB
C'est la 834ème Foire Saint-Martin à Pontoise cette semaine, Un exposant du salon commercial fabrique de la bière artisanale :

MICHEL JOUIN aime à dire qu'il est brasseur de père en fils.

Sauf que lui, précise-t-il en riant, il est la première génération. Avec son épouse Joëlle, il fabrique, depuis 1998, de la bière artisanale à Bérat, un village de 2 000 habitants, situé à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse (Haute-Garonne).

« Nous l'avons appelée la biérataise, indique Michel Jouin. Les étiquettes de nos bouteilles sortent de l'ordinaire, car elles sont réalisées par des auteurs de BD, tels que Margerin, Hossman, Vuillemin et bien d'autres. Les collectionneurs peuvent ainsi disposer d'une soixantaine d'étiquettes différentes, toutes réalisées sur le thème de la BD. Venez goûter la biérataise ! », s'enflamme-t-il.

Pour sa première apparition sur la Foire Saint-Martin, la biérataise se présente sous ses différents aspects (blanche, blonde et brune), à des taux d'alcool variant de 4,5 à 6 degrés. Le brasseur passionné ne manquera pas l'occasion d'expliquer à ceux que cela intéresse sa façon de travailler.

Hall 1 du salon commercial, face aux stands des boulangers. Salon commercial et foire aux camelots, jusqu'à dimanche, de 10 heures à 20 heures, hall Saint-Martin ; fête foraine jusqu'au mercredi 17, de 14 heures à minuit.

- Commentaires -

Marché de la St Éloi - Monceau Saint- Waast

Ajouté le 09/11/2004 - Auteur : TLB
Le marché de la St Éloi de l'A.P.F.A.A se veut convivial et festif. Il est organisé chaque année le dernier dimanche de novembre et réuni dans le cadre restauré de la brasserie de Monceau Saint- Waast, l'ensemble des membres de l'association .

Il aura lieu cette année le Dimanche 28 novembre de 10h à 19 h.

Lieu : Rue de la Brasserie 59620 Monceau St Waast (près d'Aulnoye Aymerie)

Seront présents sur le marché :
Boissons
Bière blonde et ambrée
Hydromel
Cidre fermier
Jus de pommes
Boissons apéritives
Liqueurs de l'Avesnois
Café

Plats cuisinés
Charcuteries diverses
Escargots
Escavèche
Tartes au Maroilles, au chèvre
Pain cuit au feu de bois
Pommes de terre au four
Soupe de légumes et salade

Produits laitiers
Maroilles, boulette d'Avesnes, Potellois, chèvres frais ou affinés, beurre, fromage blanc

Desserts
Tarte au sucre
Pain d'épice
Confitures
Fruits de saison

L'ambiance musicale sera assurée par une accordéoniste de rue.

Démonstrations en public :
Coulage de pièces de fonderie
Travail du fer forgé
Cuisson de pain au feu de bois
Fabrication de beurre fermier
Fabrication de Chiques de Bavay

Une Visite guidée de la brasserie sera organisé également.

Deux salles chauffées sont à votre disposition pour vous restaurer avec les produits que vous aurez achetés aux exposants

La Brasserie Artisanale de Monceau St Waast brasse la Bière L'Escampette

- Commentaires -

Mozilla Firefox 1.0 final disponible.

Ajouté le 09/11/2004 - Auteur : TLB
ça n'a rien à voir avec les bières, mais comme pour naviguer sur le site, il faut un navigateur, autant prendre la rolls !

Mozilla Firefox 1.0 est disponible dès aujourd'hui en Français sur les plateformes Windows, Linux et Mac.

Pour le télécharger :

Télécharger

Molson construit une nouvelle brasserie au Nouveau-Brunswick

Ajouté le 08/11/2004 - Auteur : TLB
Molson entend construire une brasserie de 35 millions de dollars à Moncton d'ici janvier 2007. La brasserie sera dotée de chaînes d'embouteillage et d'enfûtage et sa conception se prêtera à l'installation future d'une remplisseuse de cannettes.

L'annonce a été faite aujourd'hui à l'hôtel de ville par Daniel J. O'Neill, président et chef de la direction de Molson, en compagnie du premier ministre Bernard Lord.

« Au Canada, Molson est un des grands noms du monde des affaires et une des compagnies les plus riches en histoire », a fait savoir le premier ministre Bernard Lord. « Qu'elle ait décidé de s'implanter au Nouveau-Brunswick témoigne des avantages qu'offre cette province. »

« Cette annonce est une autre démonstration de l'engagement de Molson envers les Maritimes », a souligné M. O'Neill. « Molson emploie actuellement plus de 125 personnes dans la région de l'Atlantique. La nouvelle installation portera ce nombre à 160 la première année d'exploitation et fera de Molson un partenaire commercial et communautaire dans la région. L'atmosphère dynamique du Nouveau-Brunswick et son contexte favorable à l'entreprise le rendent très attrayant. »

Le gouvernement provincial accorde un prêt-subvention de 3,5 millions de dollars pour aider aux dépenses en capital et à la création de 40 emplois sur trois années à compter du début de l'exploitation. La nouvelle brasserie ultramoderne aura une capacité de production annuelle de plus de six millions de packs de 12, soit 250 000 hectolitres. Une fois entièrement opérationnelle, la brasserie produira plusieurs des marques les plus populaires de Molson, comme la Canadian et Coors Light, pour le marché régional.

Par ailleurs, la nouvelle brasserie est appelée à soutenir la stratégie à long terme de Molson qui cherche à accroître ses exportations en fonction d'un emplacement géographique stratégique qui lui assure la proximité des marchés du nord-est des États-Unis et l'accès à ceux d'outre-mer.

Cette brasserie deviendra la sixième de Molson au Canada, après celles de Vancouver, d'Edmonton, de Toronto, de Montréal et de St. John's.

Grâce à des installations au Canada, au Brésil et aux États-Unis, Molson Inc. (TSX:MOL.A) est un des plus importants producteurs de bières de qualité du monde. Ce brasseur au chiffre d'affaires annuel brut de 3,5 milliards de dollars, dont les débuts remontent à 1786, est le plus ancien en Amérique du Nord. Molson produit une gamme de bières primées comprenant les Molson Canadian, Molson Export, Molson Dry, Rickard's, A Marca Bavaria, Kaiser et Bavaria.

- Commentaires -

Eichhof double son bénéfice en 2003/2004

Ajouté le 08/11/2004 - Auteur : TLB
LUCERNE - Le groupe lucernois Eichhof, actif dans la bière et la colorimétrie, a plus que doublé son bénéfice net au terme de son exercice 2003/2004, clôturé à la fin septembre. Il s'est établi à 18,4 millions de francs, contre 8,1 millions en 2002/2003.

Le chiffre d'affaires a en revanche diminué passant de 283,3 millions à 278,1 millions de francs d'un exercice à l'autre, a indiqué Eichhof. Le phénomène s'explique principalement par un resserrement de l'assortiment, précise le communiqué.

Autre cause, la division boissons n'a pas pu renouveler la performance record de l'exercice précédent, caractérisé par la canicule de l'été 2003, notamment pour les breuvages sans alcool. De son côté, la production de bière a atteint un nouveau niveau record, ce qui a permis d'augmenter la part de marché de la marque.

Le bénéfice d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) du groupe a également progressé pour pratiquement doubler à 24,3 millions de francs, contre 12,9 millions il y a un an. Le résultat net d'Eichhof a notamment profité de la vente d'un immeuble pour un montant de 4,9 millions.

La division de colorimétrie a pour sa part vu son chiffre d'affaires stagner en 2003/2004. Une évolution qui ne l'a toutefois pas empêché d'accroître sa rentabilité, ajoute Eichhof qui détaillera ultérieurement ses comptes de l'exercice écoulé.

- Commentaires -

Ne pas modifier la loi Evin

Ajouté le 08/11/2004 - Auteur : TLB
Pendant des décennies, la France a détenu le record mondial de la consommation d'alcool, et cela au prix de milliers de cirrhoses et de cancers du foie, d'accidents vasculaires cardiaques et cérébraux, de dépendances sévères avec leur cortège de conséquences dans les familles et dans la société : actes violents, accidents.

Mais la France est aussi le pays où, pendant quarante ans, la consommation moyenne d'alcool a continûment décru, ce qui lui a fait perdre cette première place. Elle se situe maintenant au quatrième rang, derrière plusieurs voisins de l'Europe de l'Ouest, et probablement derrière des pays de l'ancien bloc de l'Est, où l'augmentation rapide de la consommation depuis le début des années 1990 a provoqué un désastre sanitaire. En Russie, on note une diminution dramatique de l'espérance de vie, dont la moitié est attribuée à la hausse de la consommation d'alcool.

La réduction de la consommation en France est due à de nombreux facteurs, parmi lesquels les changements sociologiques sont certainement importants. Le vin n'est plus regardé comme un aliment qu'on prend à chaque repas. Il est maintenant plutôt associé aux plaisirs de la convivialité. La hausse de la consommation de spiritueux et de bière n'a pas contrebalancé la baisse de celle du vin. Les Français boivent moins, et bénéficient en conséquence d'une diminution des dommages dus à l'alcool.

Le rôle des politiques publiques et des actions de prévention est difficile à évaluer, mais il y a des preuves scientifiques de l'efficacité de décisions politiques comme la taxation et la réduction de la publicité. Ce sont ces considérations qui avaient amené l'ancien ministre de la santé, Claude Evin, à proposer au Parlement français une loi qui énonçait de nouvelles règles concernant le tabac et l'alcool et contenait d'importantes restrictions de la disponibilité et de la publicité.

A côté du message de prévention obligatoire ("L'abus d'alcool est dangereux pour la santé - appréciez avec modération"), les restrictions sur la publicité interdisaient les arguments psychosociaux en faveur de la consommation et n'autorisaient que les annonces informatives (origine, concentration alcoolique...).

Cette loi a été sévèrement critiquée par les producteurs de vin et par l'industrie de l'alcool. Mais elle peut être considérée comme un exemple pour toute l'Europe, parce qu'elle montre que, même au pays de l'alsace, du bourgogne, du beaujolais et du bordeaux - entre autres -, la santé publique peut être placée au-dessus des considérations économiques.

Depuis sa réélection, le président Chirac a choisi des priorités de santé publique - handicap, cancer, sécurité routière - toutes fortement liées à l'alcool. Le handicap, parce que le syndrome d'alcoolisation fœtale est la première cause évitable de malformations congénitales en France, et parce que l'alcool provoque chaque année des centaines de troubles cognitifs sévères chez l'adulte, et des milliers de maladies physiques. Le cancer, parce que l'alcool et le tabac sont les deux principaux produits cancérigènes. Il n'est pas besoin de rappeler la place de l'alcool dans les accidents de la route.

Il n'est guère difficile de comprendre pourquoi les producteurs de vin et les marchands ont mené une campagne de lobbying si intense auprès des députés et des sénateurs français. Ils veulent vendre plus, en restaurant l'image du vin : une part de l'identité nationale, un produit bon pour la santé, surtout lorsqu'il est bu régulièrement, "avec modération".

Cependant, il existe une corrélation entre la consommation d'alcool d'une population et la fréquence des problèmes liés à l'alcool. De plus, la modération est un concept séduisant, mais il ne peut pas être proposé comme une norme sociale : les abstinents doivent être respectés dans leur choix. Même si l'OMS donne des points de repère généraux pour la consommation à risque, le même niveau de consommation peut entraîner, selon les personnes, des niveaux de risque différents selon leurs autres facteurs de susceptibilité.

Par contre, toutes les sortes de boissons alcooliques ont le même effet sur la santé : si le titre alcoolique est plus faible pour la bière, le cidre ou le vin que pour les spiritueux, les volumes consommés ne sont pas les mêmes, et seule la quantité d'alcool pur a une importance réelle sur la santé. Enfin, rien dans le vin n'est essentiel pour la santé.

Supprimer des restrictions sur la publicité, comme le Parlement français semble s'apprêter à le faire, a un seul objectif : faire boire plus.

Cet objectif peut probablement être atteint : on boira plus de vin français, et probablement aussi plus de bière hollandaise, belge ou allemande, de whisky écossais, de vin italien, espagnol, chilien ou américain. Les conséquences sont faciles à prévoir : plus de malformations, plus de cancers, plus d'accidents.

Est-ce là le résultat recherché par le Parlement et le gouvernement français, un nouveau "paradoxe français" ? Il est encore temps de reconsidérer la question. Quant à nous, nous préférons le vin français quand il est source de plaisir et non de souffrance et de surmortalité.

ALLAMAN ALLAMANI (italie), ROLANDE ANDERSON (République d'Irlande), SVERRE BARFOD (Danemark), PREBEN BENDTSEN (Suède), MATS BERGLUND (Suède), GALLUS BISCHOF (Allemagne), JONATHAN CHICK (Royaume-Uni), TIZIANAN CODENUTTI (Italie), PATRICK FOUILLAND (France), BART GARTMYN (Belgique), NICK HEATHER (Royaume-Uni), ANNEMARIE HUIBERTS (Pays-Bas), ANTONI GÜAL (Espagne), ALEXANDER KANTCHELOV (Bulgarie), PHILIPPE MICHAUD (France), LEO PAS (Belgique), CRISTINA RIBEIRO (Portugal), LIDIA SEGURA (Espagne), ELEONORA SINEGER (Hongrie), HANA SOVINOVA (République tchèque), PIERLUIGI STRUZZO (Italie).

Les signataires sont des spécialistes de la santé publique européens engagés dans le Projet européen sur l'alcool et les soins primaires, financé par la Commission européenne.

- Commentaires -
Aller à la page « | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 | 38 | 39 | 40 | 41 | »
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé - Consommez avec modération